Τρίτη 6 Μαΐου 2014

Moins d’Union pour plus d’Europe


4/5/2014

A trois semaines du vote, le sondage Viavoice-«Libération» fait état d’un discrédit de l’UE toujours plus large, mais aussi d’une profonde volonté de renforcer l’idée européenne.

A quelques jours des élections européennes du 25 mai, le projet européen serait-il disqualifié aux yeux des Français ? Le «désir d’Europe» serait-il en voie d’extinction ? Face à une Union européenne contestée notamment pour ses exigences budgétaires, pour «l’austérité» dénoncée par ses détracteurs et pour ses carences démocratiques, une large part des citoyens se détourne du projet européen alors que leurs aînés comptèrent, au lendemain de la guerre, parmi les principaux promoteurs de l’idée européenne. Si ce discrédit se confirme et apparaît majeur, l’étude Viavoice que publie aujourd’hui Libération révèle surtout qu’une grande majorité de Français demeure attachée à l’Union européenne et souhaite pour l’avenir, en réalité, une autre Europe.

Certes, l’Europe souffre d’un discrédit qui s’avère désormais cinglant : un Français sur deux (49%) estime que l’UE évoque «quelque chose de négatif», et seuls 45% expriment une opinion «positive». Ce discrédit prospère à des niveaux très élevés parmi les Français modestes (62% des ouvriers émettent un jugement «négatif»), et auprès des sympathisants du Front national ou du Front de gauche.

Aspirations. Les publics traditionnellement favorable à l’Europe ne sont pas exempts de défections significatives envers l’UE : 33% des cadres, 30% des sympathisants socialistes, 37% des sympathisants UMP ont une vision négative de l’Union. Pour une majorité de Français, et singulièrement pour les plus critiques envers l’Europe, l’UE rime avec contrainte pour la France, simultanément contrainte «économique» (58%) et «politique»

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